Présidentielle en Côte d’Ivoire : apeurées, des familles s’approvisionnent en denrées alimentaires

A quelques heures de la présidentielle, ce samedi 31 octobre, les supermarchés ne désemplissent pas. Sacs de riz, sardines et autres produits s’achètent comme des petits-pains.

Anxieux, beaucoup d’Ivoiriens, le sont en cette veille d’élection présidentielle. C’est à cause des violences récurrentes dans différentes localités du pays, ces dernières semaines.

Mi-août, quelques jours après l’annonce par Alassane Ouattara de sa candidature à un troisième mandat contesté, des manifestations ont dégénéré en conflits communautaires à Divo, Bonoua etc : Bilan une dizaine de personnes tuées.

Prévenir, vaut mieux que guérir

A quelques heures de la présidentielle, les supermarchés de Bouaké ne désemplissent pas. Dans son panier, Cissé Anoko, a quatre sacs de riz, un gros bidon d’huile et des provisions. Lui,  qui a passé du simple, au double ses provisions, avoue qu’il craint une période de troubles : « On entend beaucoup de choses ici et là. C’est plus par crainte, qu’à cours de nourriture, nous ne pourrons sortir. Donc nous faisons quelques emplettes. Je ne suis pas serein, au vue de tout ce qui se passe actuellement ».

Les réseaux sociaux alimentent la psychose. Ce que confirme Lucien rencontré à la gare routière de Bouaké « Oui on craint beaucoup les intox sur les réseaux sociaux ». Certains responsables de cette gare routière et de chauffeurs de motos-taxis se frottent les mains en cette période.

Selon eux, les tensions ont créé un important trafic des populations entre les zones réputées instables et celles censées être plus sures et leur rupture de véhicules pour certaines destinations.

Néanmoins, Adama Moussa, se dit serein pour ces élections : « mes emplettes, ce n’est pas par rapport à une crainte liée aux élections parce qu’ici à Bouaké,  il n y’a pas d’animosité entre les populations. Nous on est sereins ici, les élections vont bien se passer. Nous sommes sûrs de ça ».

Inquiétudes de la CPI

Fatou Bensouda, la procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), a publié un communiqué mercredi 28 octobre en forme de mise en garde sur la situation en Côte d’Ivoire. Elle affirme la suivre de près en raison des violences qui ont fait  plusieurs morts ces dernières semaines.

Fatou Bensouda s’est dite : « Profondément préoccupée par les rapports publics et les informations reçues par mon bureau, faisant état d’une recrudescence de violences graves depuis plusieurs jours dans les villes » du pays.

En plus avertit-elle : « Je déplore particulièrement les allégations de violences intercommunautaires qui auraient causé la mort de plusieurs personnes, des blessés et des atteintes graves aux biens de la population civile. Ces actes pourraient constituer des crimes relevant de la compétence de la CPI.

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