Crise anglophone : le bal des faux-culs

Curieusement, le massacre de Kumba n’a pas entraîné une avalanche de réactions conséquentes de la part de certains acteurs, pourtant tout le temps en première ligne quand il s’agit de fustiger le gouvernement camerounais pour sa gestion de la crise anglophone.

Les champions de la bien-pensance et les donneurs de leçons semblent avoir été pris de court .à. l’annonce de la tuerie de Kumba. Si on compare leur réaction (ou le plus souvent leur absence de réactions) actuelle aux cris d’orfraie qu’ils ont éructés en chœur par exemple lors du décès en détention du pseudo-journaliste- mais vrai complice des terroristes ambazoniens Wazizi, ou encore à l’occasion de l’incident de Ngarbuh, l’étonnement se le dispute à un certain effarement.

Prenons la communauté internationale, c’est-à-dire en réalité ces grands pays qui régentent la vie de la planète à leur guise et au gré de leurs intérêts. Qu’ont-ils dit depuis? Dans l’ensemble ils ont soit balancé le minimum syndical pour condamner le « massacre des civils innocents », à l’instar de l’Ambassade des États-Unis, ou l’Union européenne, soit gardé carrément un silence embarrassé. Comme dans le cas notable de la France. Ce dernier pays, dont le ministre des Affaires étrangères, à la suite de son Président, ne rate aucune occasion pour fustiger le Cameroun du haut d’un mépris à peine voilé quand il faut condamner notre pays et « faire des pressions ».

Ce silence est assourdissant, et interpelle, forcément. Il est certain que Monsieur Ledrian sera bien obligé de dire bientôt quelque chose, pour la forme. Et on peut parier qu’il fera comme tout le monde: « exiger une enquête impartiale et indépendante pour que les auteurs du massacre soient identifiés et traduits en justice », en laissant par cette dernière manœuvre verbale subrepticement planer le même doute fabriqué par les ennemis du gouvernement depuis l’annonce de la tuerie, quant à la nature des assassins d’enfants!

Et quid des organisations dites de défense des droits de l’homme ? Motus et bouche cousue. On attend toujours la position de la célèbre Mme Allegrozzi et de son Human Rights Watch, elle qui a fait de’ la situation sécuritaire dans le Cameroun anglophone une affairéjpra-tiquement personnelle, en s’employant avec une constance fanatique à démontrer que nos Forces de défense et de sécurité passent leur temps à massacrer les civils au mépris de toutes les lois de la guerre, et plus généralement, du droit international.

Elle a toujours prétendu évidemment se baser sur des informations sûres, alors qu’en réalité elle a toujours été “documentée » exclusivement par des témoignages douteux qu’elle suscite ou qu’elle gobe pour argent comptant, venant de propagandistes ou d’activistes pro-ambazoniens, en tout cas de pourfendeurs avérés du pouvoir de Yaoundé, dont les enquêtes ont par ailleurs démontré qu’ils étaient même souvent devenus ses amis.

On peut en dire autant des Ong nationales pompeusement dédiées elles aussi, aux droits humains. Elles se taisent, apparemment par crainte de scier la branche sur laquelle elles sont assises, qui consiste à mettre systématiquement l’armée en accusation dans la persistance de la situation au NoSo, par principe de sympathie pour tout caillou qu’elles peuvent trouver à fourrer dans la chaussure gouvernementale.

C’est une affaire de posture idéologique, et donc de positionnement tactiquê, pour se faire une petite réputation dans les cercles opposants. D’où leur silence malhonnête devant le crime de Kumba qui vient, manifestement, “gâter leur sauce” en mettant à la lumière du monde les vrais massacreurs du peuple dont ces associations hétéroclites disent défendre les droits face à un régime honni.

Et quid de la presse internationale ? Là encore, on sent qu’ils sont atterrés. Pour ne prendre que l’exemple de RFI, la radio française qualifiée à très juste titre de “Rodio-France-Intox » par les observateurs objectifs, relativement à son traitement totalement biaisé et malhonnête de l’actualité camerounaise. On a constaté qu’elle a dans un premier temps été aphone. Comme si elle « cherchait le mot” devant une situation tout à fait inattendue.

Et quand enfin ses correspondants ont été contraints de rapporter le tragique évènement, ce fut pour insinuer finau-dement que les auteurs du massacre n’étaient pas clairement identifiés, en prenant le soin comme d’habitude de faire intervenir un obscur secrétaire général d’un certain syndicat d’enseignants, chargé incidemment d’incriminer au gouvernement le climat d’insécurité dans certaines parties du NoSo.

Aucune condamnation de l’ignoble acte, aucune interview d’un officiel dans ce sens. En particulier aucun commentaire sur la sortie de circonstance du ministre de la Communication qui a non seulement désigné clairement les coupables, mais également a lancé une pique de bon aloi aux pays étrangers qui les hébergent Rien de tout cela, comme si ce massacre de trop était une bagatelle, une broutille moins importante que la visite en cours de M.Yves Ledrian à Bamako, sur laquelle la fameuse radio s’est étendue avec gourmandise.

Ne parlons pas de certains politiciens et activistes locaux, qui ont sans vergogne voulu profiter de cette circonstance tragique pour prendre la pose. Ainsi de M. Kamto, qui a certes dit son indignation du bout des lèvres pour ne pas être en reste, avant de revenir immédiatement à ses fondamentaux, avec cette question bizarre de savoir « Combien de morts faudra t-il pour qu’une solution politique soit trouvée dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest”. Ou encore un certain agitateur de la “société civile critique », pour ce que ça peut vouloir dire : “Sans être coupable, le régime est néanmoins responsable de la mort des écoliers, pour avoir facilité et aidé par son inaction la continuation de la guerre ». Il se présente comme un avocat. Du diable ?

Sans oublier cet inénarrable député Sdf de Douala, pour qui “la responsabilité du régime de Paul Biya est clairement établie “dans cette affaire »!

Dans la même veine putride et sans retenue, il serait indécent d’évoquer le torrent d’insanités déversées sur les réseaux sociaux et les sites dits d’information en ligne, où l’on trouve de tout comme à l’accoutumée: des théories complotistes les plus farfelues aux attaques les plus viles contre les Fds, exonérant toujours les tueurs sécessionnistes du crime. La circonstance est trop sérieuse, pour qu’on s’intéresse même aux vomissures de ces “journalistes “ qui infestent tant le Web dans notre pays.

Mais en fin de compte comment explique ces atermoiements, hésitations et réactions mitigées, devant une situation d’une gravité aussi incommensurable ?

Osons une simple conjecture: les éternels donneurs de leçons, les maîtres es démocratie, les parangons de la bonne gouvernance etc., ont peut-être simplement de la peine à devoir accabler ceux qu’ils soutenaient jusque-là en sous-main ou ouvertement, dans leur exécration commune du pouvoir de Yaoundé. Devoir nommer et condamner cette fois-ci les sicaires sécessionnistes avec l’énergie nécessaire les obligerait à reconnaître leur aveuglement.

Or, avouer ses a ses erreurs de jugement n’est pas chose aisée, surtout quand aime à se présenter sous la posture des faiseurs de rois (ou de “défaiseurs’’ de régimes). D’où la difficulté pour tout ce monde de faux-culs à faire amende honorable et admettre enfin que la position constante des dirigeants et du peuple camerounais a toujours été la bonne. À savoir que le principal obstacle au retour de la paix dans les régions anglophones est bel et bien la violence barbare des bandes armées ambazo-niennes, qui torpillent brutalement et systématiquement toutes les initiatives gouvernementales, et rejettent obstinément la main toujours tendue du chef de l’Etat pour une sortie de crise.

Vous avez dit “malhonnêteté intellectuelle”?

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