Le Mali parmi les plus touchés par la menace des mines antipersonnel

L’Etat sahélien a la particularité de connaître un éparpillement d’engins explosifs improvisés sur ses routes

En 2019, le Mali, figurait en 2019 parmi les plus touchés par la menace des mines antipersonnel. C’est ce qui ressort du rapport annuel de l’Observatoire des mines présenté jeudi 12 novembre par l’association Handicap International. Le document dresse une nouvelle fois un bilan mitigé de l’application de la Convention d’Ottawa interdisant depuis 1999 l’usage de ces armes.

Les mines antipersonnel ont coûté la vie à 5 554 personnes en 2019. Soit 80 % des civils et pour plus de 40 % des enfants.  Les cinq Etats qui ont compté le plus de victimes l’année dernière sont entre autres : l’Afghanistan (1 538 morts), le Mali (345), l’Ukraine (324), le Yémen (248), et le Nigeria (239).

L’Etat sahélien a la particularité de connaître un éparpillement d’engins explosifs improvisés (IED) sur ses routes. Ils visent principalement la destruction de véhicules, notamment des bus transportant des villageois. Ou encore des convois militaires des forces étrangères stationnées dans le pays.

« Le Mali a confirmé une contamination par les mines anti-véhicules depuis 2017. Il a subi une augmentation significative des incidents causés par des IED, y compris des mines improvisées, dans le centre du pays », explique le rapport.

Des formations au repérage des IED

« Les chauffeurs sont devenus un groupe cible essentiel » à cause du nouveau danger posé par ces armes déclenchées par pression ou à distance : cette réalité a contraint l’Organisation des Nations unies (ONU) à développer des formations au repérage des IED. « Les nomades et les communautés pastorales ont aussi été des groupes prioritaires pour cette éducation au risque », au Mali comme dans les Etats voisins, le Tchad ou la Mauritanie.

Des déclarations annonçant l’arrivée de nouvelles mines antipersonnel aux mains des groupes armés non étatiques qui combattent au Mali…n’ont pu être « confirmées », précise l’Observatoire des mines.

En plus, « dans certains incidents, il n’est pas toujours possible de savoir si l’engin impliqué était un IED commandé à distance qui n’a pas été utilisé (il s’apparente dans ce cas plus à un “reste explosif de guerre” qu’à une mine) ou s’il s’agissait d’une mine activée à dessein. L’impact en termes de pertes est impossible à distinguer ».

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