Arrestations du 22 septembre 2020 : le gouvernement accuse l’ONU d’avoir « grossis » les chiffres

Selon le gouvernement camerounais, les chiffres avancés par les experts-rapporteurs spéciaux ne collent pas à la réalité. 294 partisans du MRC ont été interpellés lors des événements du 22 septembre 2020. Et non plus de 500 personnes.

Suite aux manifestations du  22 septembre, plus de 500 personnes auraient été arrêtées. A cela s’ajoute quelque 200 qui seraient toujours en détention, selon les experts des droits de l’Homme des Nations unies. Ils s’exprimaient ainsi dans un communiqué de presse rendu public le 12 octobre 2020.

Selon le gouvernement camerounais, les chiffres avancés par les experts-rapporteurs spéciaux ne collent pas à la réalité. Contrairement aux chiffres volontairement « grossis » par les partisans du MRC et leurs sympathisants, « un total de 294 partisans du MRC ont été interpellés lors des événements du 22 septembre 2020 ». Peut-on lire dans un communiqué de René Emmanuel Sadi s’adressant aux experts du haut-commissariat des nations-unies aux droits de l’homme sur la situation du MRC et ses partisans.

176 personnes remises en liberté

Dans les détails, 46 personnes ont été interpellées dans la région du Centre ; 63 personnes dans la région de l’Ouest; 185 personnes dans la région du Littoral.  « Les procédures judiciaires immédiatement enclenchées ont permis d’établir les responsabilités des uns et des autres. C’est ainsi que sur l’ensemble des 294 interpellations effectuées le 22 septembre 2020, à ce jour : 176 personnes ont été remises en liberté », explique le ministre de la Communication.

Il indique que 09 personnes, qui, après auditions et confrontations, ont été formellement identifiées comme étant des organisateurs des marches « sont actuellement sous mains de justice. Leurs dossiers ont été transmis au Commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé ».

109 personnes déférées aux parquets

Il en est de même des partisans du MRC sous procédures judiciaires dans les régions du Littoral et de l’Ouest. Soit un total de 109 personnes déférées aux parquets près les Tribunaux militaires de Douala et de Bafoussam.

« Enfin, je veux réaffirmer ici, que le Cameroun est un Etat de droit où les réunions et manifestations publiques sont régies par des lois en vertu desquelles les marches programmées le 22 septembre 2020 par le MRC ont été interdites, au motif qu’elles n’avaient rien de « pacifique » et qu’elles étaient de nature à troubler gravement l’ordre public. »  Conclut René Emmanuel Sadi.

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