Les voisins de Maurice Kamto disent « merci » à la police pour la sécurité 24h/24

Selon les habitants du quartier Santa Barbara, la présence dissuasive des forces de l’ordre les mets à l’abri des malfrats.

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres », a-t-on coutume de dire. Depuis trois semaines que Maurice Kamto est séquestré dans son domicile, situé au quartier Santa Barbara à Yaoundé, l’insécurité a considérablement baissé. C’est du moins ce que disent quelques riverains.

La présence intimidante des forces

« Si la police peut rester présente pendant longtemps, ça va nous faire du bien, ça nous met à l’abri des malfrats. Pourvu que ça dure. », constate Louis René, un voisin. Il estime que cette situation fâcheuse pour les militants du MRC a au moins résolu le problème d’insécurité dans le quartier. Il s’exprime à nos confrères de la Deutsche welle.com.

La résidence du Pr. Maurice Kamto est assiégée par des dizaines de policiers et de gendarmes. Seule une autorisation judiciaire permet de se rendre chez lui. Les autorités accusent  le leader du MRC d’appel à l’insurrection suite aux manifestations anti-Biya du 22 septembre.

 Les experts des droits de l’Homme des Nations unies demandent sa libération. De son côté, le collectif d’avocats chargé de la défense de Maurice Kamto a décidé de porter plainte contre cette séquestration jugée abusive. L’examen de cette plainte s’est déroulé jeudi au Tribunal de première instance de Yaoundé.

L’audience renvoyée au 29 octobre 2020

Bien que l’affaire ait été renvoyée, Me Meli, l’un des avocats de Maurice Kamto, estime que c’est déjà une victoire que l’État du Cameroun ait accepté de juger l’affaire. « Il faut saluer le geste républicain de l’État du Cameroun qui accepte de se soumettre à sa justice. Nous avons vu les représentants de la DGSN, du SED, et des représentants du Minat. Je pense qu’il faut saluer le fait que l’État du Cameroun puisse se  soumette à une démarche républicaine », affirme Me Meli.

L’audience  a été renvoyée au 29 octobre 2020. Les autres personnes interpellées lors des marches pacifiques du 22 septembre ont pour leur part été présentées devant un tribunal militaire.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici