Présidentielle ivoirienne : l’opposition refuse la main tendue d’ Alassane Ouattara

Le gouvernement a invité samedi, l’opposition à une séance de travail sur  le cadre d’organisation du scrutin. En réponse, plusieurs grands partis de l’opposition indiquaient vendredi soir qu’ils n’iraient pas.

Alassane Ouattara a lancé officiellement sa campagne vendredi en vue de la présidentielle du 31 octobre. Le président, candidat à un troisième mandat, était à Bouaké, la grande ville du centre de la Côte d’Ivoire. Il a rencontré les chefs traditionnels de la région devant lesquels il a exposé son programme et défendu son bilan.

« Les élections auront lieu le 31 octobre. Donc que les uns et les autres arrêtent de se faire des illusions : il n’y aura pas de report des élections, il n’y aura pas de transition. Qu’ils rentrent dans le dialogue. Ce dialogue permettra d’améliorer les choses après les élections », a-t-il dit.

« Le gouvernement doit acter le report de l’élection »

Malgré les discours intransigeants du chef de l’Etat, le gouvernement a invité ce samedi l’opposition à une « séance de travail » sur « le cadre d’organisation du scrutin ». En réponse, plusieurs grands partis de l’opposition indiquaient vendredi soir qu’ils n’iraient pas. Il s’agit du PDCI, le FPI-reconnu par les autorités, la plateforme EDS – soutien de Laurent Gbagbo.

« Le gouvernement doit acter le report de l’élection avant l’ouverture de toutes discussions politiques », a répondu Jean-Gervais Tcheidé, porte-parole d’EDS. De son côté, le FPI-Affi, se dit prêt à répondre à l’invitation du gouvernement cependant s’excuse aujourd’hui en raison de problèmes de calendrier.

Des affrontements à Bongouanou

En effet, des affrontements ont eu lieu à Bongouanou et dans des villages proches de Daoukro. Ici, le préfet a convoqué une réunion d’urgence pour organiser le déploiement de forces de sécurité dans la région. À Abidjan, plusieurs centaines de cartes électorales ont été dérobées dans des bureaux de vote des quartiers de Yopougon-Micao, Anono, et Marcory.

Les mêmes scènes ont été observées dans plusieurs localités du centre, de l’ouest et du sud-est du pays. Dès le matin, des groupes de quelques dizaines de manifestants ont bloqué des routes à l’aide de troncs d’arbres. Marquant ainsi leur rejet du processus électoral. Selon des sources policières, des axes ont ainsi été bloqués, pendant quelques heures. C’était dans les environs d’Abengourou (est), Ouaraghio (centre ouest), Bangolo (ouest), Dabou, Tiassalé (sud), Divo et Adzopé.

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