En dépit des menaces et de quelques manifestations qui visent à perturber son séjour à Genève en Suisse, le président reste de marbre.

Visiblement, le président de la République Paul Biya n’en a rien à faire. C’est depuis dimanche dernier que particulièrement la Brigade anti-sadinards (BAS) menace de perturber son séjour à l’hôtel intercontinental de Genève. Des activistes comme Calibro Calibri commandant de la BAS ont clairement indiqué qu’ils vont le chasser de la Suisse et de l’Europe samedi prochain. Ce dernier a déclaré dans une vidéo publiée sur la toile, que le président n’a plus le droit de cité en Europe. 

«La BAS n’a pas pu empêcher le Chef de l’État d’entrer à l’hôtel Intercontinental. Demain ils iront là-bas pleurnicher sans même le voir. Quel échec », ironise Alain Roosevelt Tidjio, député suppléant à l’Assemblée nationale.

Choix personnel

Notre confrère Défis Actuels indique que du fait d’être rester au Cameroun durant près de 2 ans sans déplacement, d’aucuns ont cru que le président Paul Biya avait été chassé d’Europe. Oh que non! C’était un choix personnel. 

«On le croyait interdit de séjour en Suisse. Que non ! Le président de la République avait juste opté d’être casanier. Depuis 2019, le chef de l’État n’avait plus fait de déplacement pour la Suisse, un pays qu’il avait pourtant l’habitude de visiter plusieurs fois par an. Une option qui a donné l’impression que Paul Biya redoutait d’être pris à partie par la diaspora extrémiste qui a pris l’habitude de manifester devant son hôtel en Suisse. Dimanche dernier donc le président de la République a regagné la Suisse au moment où on s’y attendait le moins. Une véritable bravade pour la Brigade antisardinard qui avait laissé croire que le chef de l’État était interdit de séjour en Europe», peut-on lire dans les colonnes de notre confrère.

Pas de défis

Certains politologues comme Aristide Mono s’exprimant dans les colonnes de notre confrère pensent tout de même, qu’il ne sied pas de dire que le président Biya défie la BAS. Pour lui, le séjour du Chef de l’Etat à Genève s’inscrit comme il est dit dans le communiqué officiel du Cabinet civil de la présidence, d’un séjour privé. 

«Parler de défis c’est donner l’illusion d’une confrontation préparée par le président contre la BAS. Certes il y a des antécédents qui peuvent laisser prospérer la thèse d’un défis, notamment les précédents mouvements de la BAS à Genève et à Lyon suivis des mises en garde ou ultimatum de cette diaspora radicale seulement le déplacement du président est loin de rentrer dans cet antagonisme que veut la BAS. D’ailleurs quel serait la plus-value d’une telle initiative venant du président. Non, il ne s’agit pas d’un défi mais simplement un voyage qui s’inscrit dans les raisons routinières des voyages privés du chef de l’État. Par contre côté BAS, après une réduction des séjours européens du président il s’agit effectivement d’un défi dans la mesure où ce voyage apparaît comme une mise à rude épreuve des menaces de ce mouvement politique qui pensait avoir interdit tout voyage étranger au président.

C’est pourquoi il semble plus engagé dans la confrontation que le président. Autrement, le défi c’est du côté de la BAS. Maintenant la grande question reste la capacité du président camerounais à empêcher les troubles et à ne pas subir la contrainte de pression de la BAS au point de plier ses bagages avant l’heure », argumente Aristide Mono.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici