Certains manifestants ont tenté de forcer le cordon de sécurité qui menait à l’hôtel Intercontinental question de débusquer le chef de l’Etat camerounais.  

Plus d’une centaine de camerounais ont manifesté, malgré l’interdiction, ce samedi devant l’hôtel Intercontinental de Genève. Quatre heures après le début des manifestations, plusieurs éléments de la Brigade Anti Sardinards (BAS), un groupe d’activistes hostiles au régime de Yaoundé ont tenté à plusieurs reprises de forcer le cordon policier qui mène à l’hôtel Intercontinental.

Ainsi, vers 17h 30 minutes, les forces de l’ordre ont répondu à coups de canons à eau de grenades et de gaz lacrymogènes. « Nous allons montrer aux colons suisses que nous ne sommes pas venus pour rien », a scandé l’un des manifestants. Ces manifestants accusent la Suisse de protéger un « dictateur génocidaire ». Ils attribuent d’ailleurs au président de la République du Cameroun les 30 000 victimes de la guerre dans la région du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de notre pays.

 Possibles débordements

« Paul Biya tue son propre peuple et vient se faire soigner en Suisse. Nous disons non », criait un des manifestants qui était  venu à deux mètres des membres des forces de l’ordre. Dans la foulée, plusieurs camerounais s’en sont pris également à la police, plusieurs d’entre eux invectivant les forces de l’ordre. Les multinationales actives dans le commerce des matières, établies à Genève, ont aussi été ciblées.

Le leader des manifestants a demandé à parler aux autorités, en vain. Vendredi dernier, la manifestation autorisée en début de semaine avait été interdite par le canton. La raison évoquée : « possibles débordements » comme lors du précédent rassemblement contre le président camerounais en 2019. Malgré, l’interdiction, les organisateurs avaient déposé vendredi soir un recours devant le Tribunal administratif.

Bilan

Ainsi, deux personnes ont été légèrement blessées lors des affrontements entre la police et les manifestants. Ces derniers  ont été conduits à l’hôpital pour des examens plus approfondis, rassure Tribunal de Genève. Une personne a également été interpellée par les forces de maintien de l’ordre. 

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