Après la décision du préfet du département de la Mezam interdisant la circulation des mototaxis pour une durée de trois mois, les combattants séparatistes ont également proscrit la circulation des véhicules aux environs de Bali.

Les séparatistes menacent

Le carrefour de l’hôpital « Rounderboard » à Bamenda, chef-lieu de la région du Nord-Ouest était plutôt calme ce mercredi 21 juillet 2021 par rapport aux jours ordinaires. La cause, les combattants séparatistes ont lancé un mot d’ordre à la veille.

Selon la menace intimée par ces derniers, « aucun véhicule ne doit se retrouver aux environs de Bali », rapporte Lile Piedjou, la journaliste de Canal 2 international qui s’est rendue sur le terrain.

Une décision qui ne va pas sans conséquences sur le quotidien des usagers de la route et même des commerçants. Ce mercredi matin, tous les véhicules devant desservir Bali-Batibo, Manfé, Kumba et même le Nigéria, sont stationnés. Les passagers eux-aussi ont manqué à l’appel. Les boutiques sont quasiment fermées. Tout le monde a respecté l’ordre des sexpartites.

Un chauffeur interviewé par la chaine verte au journal de 19h 50 ce 21 juillet, ne cache pas ses plaintes. Pour ce dernier, c’est la seule route où ils puissent travailler. A partir du moment où elle est bloquée, ils seront « au chômage » pourtant, regrette-il au microphone de notre confrère, il y a des charges mensuelles à solder.

La décision du préfet

Il faut rappeler, que cette menace des hommes armés survient quelques heures seulement après la décision de préfet de la Mezam, Simon Emile Mooh, d’interdire la circulation des mototaxis dans l’arrondissement de Bali pour une durée de trois mois et ce, à la suite des attaques sécessionnistes qui ont fait cinq mort dont quatre policiers et un civil au lieu dit Tjonction à bali

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