Côte d’Ivoire : l’opposition annonce la fin de la désobéissance civile et appelle à un dialogue national

Les partis et plateformes d’opposition réclament un dialogue national réunissant les forces vives de la nation.

Près d’un mois après la rencontre Ouattara-Bédié à l’hôtel du Golf à Abidjan, dans le but de faire baisser la tension politique, Henri Konan Bédié a reçu mercredi les partis et plateformes d’opposition.

Ensemble, ils réclament un autre format de discussions : un dialogue national réunissant les forces vives de la nation : « Ce nouveau cadre de dialogue qui verra la participation de toutes les forces vives de la nation et qui sera encadré par des organisations internationales crédibles spécialisées en la matière, dont l’ONU, ou tout simplement par des personnalités indépendantes choisies parmi nous. Ce cadre remplace évidemment le Conseil national de transition (CNT) que l’opposition ivoirienne avait initialement proposée. », a indiqué l’ancien chef de l’Etat ivoirien.

Et d’ajouter : « Je propose dès maintenant et urgemment, en accord avec toute l’opposition, l’organisation d’un dialogue national en lieu et place du tête-à-tête Bédié-Ouattara. »

L’opposition annonce donc la fin du CNT, mais garde la plupart de ses revendications. Elle en ajoute même l’élaboration d’une nouvelle Constitution «consensuelle». C’est aussi la fin de la désobéissance civile : « La lutte privilégiera désormais les marches et les autres formes démocratiques de la contestation propres à une opposition responsable et constructive », a déclaré Henri Konan Bédié.

« J’invite chaque Ivoirien dans chaque village, dans chaque ville à une grande marche pour le dialogue et la paix dont la date sera fixée dans les jours prochains. À cet effet, j’appelle les forces républicaines à encadrer pacifiquement cette grande marche. », renchérit l’opposant.

Les conditions du dialogue

Le doyen de l’opposition pose également comme condition au dialogue national la libération immédiate des personnes arrêtées ces derniers mois.

Arrêtés le 3 novembre au domicile d’Henri Konan Bédié, cinq responsables du PDCI sont toujours sous les verrous sur la vingtaine arrêtés. Parmi les personnes encore emprisonnées,  Il y a le numéro 2 du parti et député Maurice Kakou Guikahué, et de deux sénateurs, Bassy Koffi Bernard et Sery Bi N’guessan.

Jean Baptiste Pany, le porte-parole du groupe parlementaire au Sénat, réclame leur libération : « Ces arrestations ont été opérées en violation flagrantes des articles de la Constitution et des règlement du Sénat qui consacre l’immunité parlementaire des sénateurs. Le groupe parlementaire PDCI-RDA au Sénat demande la libération immédiate des sénateurs membres du groupe parlementaire PDCI-RDA », a-t-il déclaré le mois dernier à un média français.

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