Élections en Centrafrique : l’opposition dénonce de graves irrégularités

Selon Martin Ziguélé, l’un des candidats à la présidentielle, plusieurs localités de Bouca, n’ont pas voté, tout comme dans l’Ouham Péndé.

En RCA, les élections présidentielle et législatives du dimanche 27 décembre ont été  marqués par la violence qui a influencé négativement le taux de participation. N’empêche, Barthélemy Mathias Morouba, le président de l’Autorité nationale des élections (ANE) est satisfait  de l’organisation du double scrutin.

« En toute sincérité, je suis totalement satisfait parce que j’ai constaté qu’il y a un engouement de la population, des électeurs qui ont compris qu’il faut tourner la page. Ils sont allés dans différents bureaux de vote et ont exprimé leur choix et ils l’ont fait de façon ordonnée et dans la dignité.», a-t-il commenté à nos confrères de la Deutsche Welle, la radio internationale allemande.

Ces propos sont à l’opposé des réalités du terrain puisque dans plusieurs localités, les élections n’ont pas pu se tenir. En cause : la présence de groupes armés qui occupent les deux tiers du territoire.

Selon Martin Ziguélé, l’ancien Premier ministre centrafricain « plusieurs localités de Bouca, Batangafo, Kabo, Markounda, Nana Bakassa n’ont pas voté, tout comme dans l’Ouham Péndé. A part la ville de Paoua, toutes les autres villes n’ont pas voté, Bozoum n’a pas voté, Bocccaranga, Koui et Ngaoundaye n’ont pas voté et ma propre circonscription électorale.», dénonce candidat à l’élection présidentielle.

Les centrafricains s’interrogent

L’acteur politique ajoute que « dans l’ouest du pays par exemple à Carnot, les élections se sont bien déroulées, et au moment de la centralisation des urnes au lieu que la Minusca qui est chargée avec les FACA de la sécurisation des élections puissent prendre les urnes et les sécuriser, ils ont laissé les urnes à la mairie et les groupes armés sont venus, ils ont pris les urnes et les ont entièrement brûlés. Ce sont des élections catastrophiques qui n’ont pas été inclusives du tout et qui n’augurent pas de lendemain serein pour notre pays », s’insurge-t-il.

Après la fermeture des bureaux de vote, les partenaires internationaux de la RCA, regroupés au sein du G5+, ont tenu une longue réunion. L’objectif de cette rencontre était de faire le point global de la situation. Mais certains Centrafricains se questionnent sur la composition de la future Assemblée nationale car certaines circonscriptions ont pu élire leurs députés et d’autres pas.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici