Calixthe Beyala : « les soi-disant « journalistes  » et « blogueurs» anti Biya mangent et dorment avec ceux qu’ils disent combattre »

La panafricaine se dit victime d’un acharnement de la part de certains pseudos journalistes et blogueurs.

Dans un post ce vendredi sur sa page Facebook, Calixthe Beyala dénonce la circulation de la rumeur dans l’espace médiatique camerounais. « Les rumeurs sont une distraction créée par les petits- qui sont payés par les grands de notre minuscule monde ! », dénonce celle-ci.

« A l’heure où la françafrique bat son plein, que des histoires de corruption secouent le pays, que le Tchad brûle, que Boko Haram est entrain de battre l’armée nigériane, certains autoproclamés « journalistes » passent le plus clair de leur temps à faire des vidéos style :  » le vrai visage de Calixthe Beyala » ou encore  » Calixthe Beyala a des amants mariés  » ou encore et encore… J’en passe », poursuit- l’auteure de « l’homme qui m’offrait le ciel ».

Comme de l’opium

 « Quel est l’enjeu pour le continent que j’ai ou pas d’amant ? Que j’ai grandi à tel endroit au lieu de tel autre ? Que j’ai ou pas le probatoire, ce diplôme inexistant en France ? Quelle importance revêt ma petite personne ? A moins que ces autoproclamés journalistes ne soient payés pour distraire le peuple des vrais préoccupations », ajoute-t-elle.

« D’ailleurs, le pauvre petit peuple est là, hilare :  » Oh grand tu es vraiment très fort  » ou encore  » J’ai ri, waouh !  » Objectif réussi, puisque la rumeur fonctionne sur les populations comme de l’opium, au même titre que l’alcool. La rumeur met les peuples dans un état second dans lequel ils sont incapables de se poser de vraies questions. On occupe le petit peuple avec des rumeurs tandis que l’on gère les dossiers. Waouh ! »

Régime

Elle déplore par ailleurs que ceux qui critiquent le régime en public bénéficient des avantages de ce régime.  « Le hic c’est qu’on découvre que les soi-disant « journalistes  » et « blogueurs  » anti Biya mangent et dorment avec ceux qu’ils disent combattre, tandis que ceux qui ne sont pas anti Biya ne mangent ni ne dorment avec ceux du pouvoir ! A qui servent les rumeurs ? », conclut-elle.

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