Au Cameroun, aucune chloroquine n’a été fabriquée pour combattre le covid-19

Le ministre en charge de de la Recherche scientifique et de l’Innovation n’a jamais produit de la chloroquine et l’azythromycine indique le premier rapport d’audit de la Chambre des comptes.

Le ministre camerounais de la Recherche scientifique et l’Innovation est dans de sales draps. Alors qu’elle rassurait l’opinion il y a un an sur la possibilité de fabriquer sur place ce médicament, elle vient d’être rattrapée par ses dires par un rapport d’audit publié par la Chambre des comptes sur l’utilisation des ressources du Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le coronavirus.

Effet boomerang

Le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) n’a fait qu’importer ces médicaments utilisés pour soigner les patients atteint du coronavirus, de l’Inde, selon le rapport d’audit de la chambre des Comptes

« En réalité, l’Institut de recherche médicale et d’étude des plantes médicinales IMPM n’a pas lancé de fabrication locale mais a plutôt procédé à l’acquisition en Inde de 5 millions de comprimés d’hydroxychloroquine, 500 000 comprimés d’azithromycine et 300 kgs d’intrants d’azzithromycine, livrés le 29 juillet 2020. Il a alors procédé à leur reconditionnement dans des emballages achetés et imprimés, fabriqués par Zaneka, conditionné par l’IMPM, alors même que les médicaments sont entrés au Cameroun dans des emballages respectant les bonnes pratiques de fabrication et de conditionnement », lit-on.
À l’évidence, note le rapport dans le deuxième paragraphe en page 19, l’IMPM n’était pas en mesure de produire ces médicaments localement. Ce qui avait déjà été souligné dans le rapport d’évaluation de la Direction de la Pharmacie, des Médicaments, et du Laboratoire du ministère de la Santé publique en date du 28 avril 2020.

4 milliards FCFA

Dans ce document de 23 pages, les pages 18 et 19 sont consacrées à ce département ministériel dont la mission était de produire localement certains médicaments jugés indispensables dans le traitement des symptômes du Covid-19. Cette mission avait été budgétisée à hauteur de 4 milliards 500 millions 4 45000 FCFA. Selon les conclusions du rapport, au 31 décembre 2020, un montant de six cent cinquante millions quatre-vingt-huit mille cinq cent quatre FCFA de dépense a été exécuté au titre de cette activité que l’Institut de Recherches Médicales et d’études des Plantes médicinales (IMPM) a présenté comme la fabrication de cinq millions de comprimés d’Azithromycine.

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