Le premier ministre soudanais soutient les demandes de justice lors de la visite du procureur de la CPI

Le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok a déclaré dimanche que son gouvernement s’engageait à rendre justice, alors qu’une délégation de la Cour pénale internationale (CPI) se rendait sur place pour la première fois depuis le renversement de l’ancien dirigeant Omar al-Bashir.

La CPI a émis des mandats d’arrêt contre Bachir en 2009 et 2010 pour crimes de guerre, génocide et crimes contre l’humanité pendant sa campagne pour écraser une révolte au Darfour dans laquelle on estime à 300 000 le nombre de morts.

La délégation, conduite par le procureur général Fatou Bensouda, est arrivée au Soudan samedi en fin de journée pour discuter des cas de Bashir et de deux autres anciens responsables recherchés par la CPI.

Bensouda a également rencontré le puissant leader adjoint du conseil de gouvernement du Soudan, Mohamed Hamdan Dagalo, qui a déclaré que le gouvernement était prêt à coopérer avec la cour, a rapporté l’agence de presse SUNA.

Bien que les autorités soudanaises de transition aient déclaré qu’elles travailleraient avec la CPI pour que les personnes accusées de crimes de guerre comparaissent devant le tribunal, on ne sait pas exactement où et comment les audiences auront lieu.

Bashir et les deux autres anciens responsables, Ahmed Haroun et Abdel Raheem Muhammad Hussein, ont été emprisonnés après le soulèvement qui a conduit au renversement de Bashir en avril de l’année dernière.

« L’engagement du Soudan à rendre justice ne fait pas seulement partie des obligations internationales, mais vient également en réponse aux demandes populaires d’établir la justice », a déclaré M. Hamdok lors de sa rencontre avec la délégation de la CPI, selon une déclaration du cabinet.

Bashir a déjà été condamné à deux ans de prison pour corruption et est actuellement en procès pour le coup d’Etat militaire qui l’a porté au pouvoir en 1989.

Son avocat a dénoncé les différentes accusations portées contre l’ancien président comme étant politiquement motivées.

Le gouvernement civil de Hamdok travaille sous un conseil de direction militaro-civilien pendant une transition de trois ans qui doit conduire à des élections.

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